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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 22:10

 

Avant de finir cette année, un petit mot au sujet du caviar et des œufs de lump….

Savez vous que l’esturgeon est un poisson sans écailles, qui, si la vie le préserve, peut vivre plus de cent ans et qu’il arrive à maturité entre 12 et 20 ans. Il y a une vingtaine d’espèces différentes.

Malheureusement !!  Il menace de disparaitre en mer Caspienne, il n’en reste que quelques centaines recensés…Les scientifiques cherchent une solution pour endiguer cette disparition annoncée, faute d’une surpêche et d’un braconnage incessant.

Nous estomacs sont décidément très exigeants….

Savez vous que l’on produit du caviar en Gironde ?? C’est la réalité pourtant.

Mon premier reflexe a été de me dire !!! Je n’en ai jamais mangé….Je n’y suis pour rien, mais pour les œufs de lump, qui sont en réalité des œufs de lompe (poisson nommé également par le terme « lièvre de mer, ou « grosse poule de mer » au Canada) car c’est un poisson de l’Atlantique Nord, le trajet devient identique à celui de l’esturgeon.

Pour  ces mets appréciés, que faut-il savoir ???

Tout d’abord !! Que c’est uniquement des œufs non fécondés qui seront intéressants…On dit œufs mais en réalité se sont des ovaires de poissons, qui sont impérativement prélevés sur des animaux vivants, car dès le poisson mort, il y a développement de toxines, ce qui abime la qualité des œufs et peut rendre dangereux ceux-ci.

On procède à un rapide lavage du ventre (en ce qui concerne le caviar tout du moins) puis on l’éventre, afin de prélever le précieux du poisson, qui doit rapidement être rincé des glaires et des résidus de sang…Par simple trempage dans une saumure. Un deuxième trempage est permis mais pas plus de quelques secondes.

Un rajout de sel peut être, après une très légère préparation…. Le caviar est prêt  à être mis en conservation!!!

Il en va tout autrement pour nos œufs de lump, qui ne sont pas d’aussi grande noblesse que ceux de notre ami l’esturgeon !!

De couleur blanchâtre, on devra se servir d’un colorant rouge ou noir, d’un produit d’aromatisation, d’un conservateur (benzoate de sodium, sorbate de potassium, niacine, tripolyphosphate de sodium, lynonyme, pour ceux tolérés) et enfin d’un antioxydant pour éviter le desséchement avant sa mise en conservation….

Voilà de quoi couper l’appétit aux irréductibles  qui pensent  encore que c’est un produit sain…..

On commence à trouver des œufs de truites, de saumon et même d’escargots !!! L’imagination de l’homme pour garnir nos estomacs n’a pas de limites. (Attention aux fausses appellations)

Laissons aux poissons leur progéniture….Ils en le droit à la vie autant que nous !!

Noël est proche !!! C’est la fête de la joie, de l’amour, de paix et des cadeaux dans le monde !!! C’est un fête merveilleuse pour chacun, mais une période de souffrance, de désespoir et de peur pour nos amis les animaux qui sont élevés et massacrés par millions pour ces jours !!!….

Si nous voulions vraiment rendre cette fête aussi magnifique qu’elle devrait l’être…..Ne pourrions nous pas nous passer aussi de ces tueries en mangeant végétarien, au moins ces jours là ??? Alors Noël redeviendrait réellement  le miracle de la nativité dans la joie et l’allégresse !!!

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:43

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Bien qu’elle ne soit pas réellement un animal de ferme, mais plutôt un animal faisant parti de la faune sauvage, elle est  consommée tout de même à hauteur de 70 tonnes chaque année, de plus nous en importons 4000 tonnes. .( Poids moyen d'une grenouille de 125g à 200g que l'on divise approximativement par deux puisque nous ne parlons que de la moitié de l'animal) Si vous calculez vous vous rendrez compte du nombre incroyable de batraciens…

 

Pour calculer au plus simple sur 100g par animal, cela fait tout de même au minimum 70 millions de batraciens et en importation 4 milliards, juste pour la France !!!

 

Qui n’a pas en tête l’image d’une jolie grenouille au bord de l’eau !! Je sais que j’attends avec impatience le printemps, au moment où les grenouilles passent leurs nuits à croasser dans la mare près de notre maison, ce n’est que du bonheur…Mais bientôt si nous ne réagissons pas, ce ne sera plus qu’une légende !!!

 

Ne pas manger des cuisses de grenouilles est en premier lieu un geste écologique. La surexploitation qui a eu lieu en Europe a entrainé une réduction progressive des espèces locales, après des années de ramassage intensif, les populations de grenouilles vertes ou rousses ont atteins des seuils alarmants…Il en est de même dans tous les pays exportateurs (Indonésie, Chine, Malaisie, Thaïlande)

 

Les grenouilles sont très utiles dans la nature, elles se nourrissent d’insectes, dont les  moustiques, qui véhiculent parfois de dangereuses maladies pour l’homme ou l’animal. Leur disparition progressive a du être compensée par un usage excessif de pesticides, souvent très toxiques, qui  menacent de nombreuses autres espèces animales sans parler de l’homme

 

Les amphibiens sont le groupe animal le plus menacé, on l’oublie !!  Un tiers de toutes les espèces amphibiennes sont à haut risque (pour les mammifères c’est 23% et 12% pour les oiseaux)

 

L’énorme commerce mondial de grenouilles sauvages en est la cause principale.

 

La France est la coupable principale en Europe, mais la Belgique et le Luxembourg sont aussi des pays où on mange des grenouilles. Pourtant le pays où on importe presque autant qu'en France c'est les Etats Unis. Les cuisses de grenouille sont très appréciées en Louisiane, ancienne colonie française, en Arkansas et au Texas, où on les sert frites.

Les plus grands mangeurs des grenouilles habitent en Asie, dans des pays comme l'Indonésie, la Chine, la Thaïlande, Madagascar, Malaisie et le Vietnam. Il y a aussi un grand marché en Amérique du Sud. L'Indonésie consomme jusqu'à sept fois le nombre des grenouilles exportées. Egalement en Afrique sub-saharienne

 

Il faut dire que presque toutes les grenouilles consommées sont prélevés dans la nature, que se soit en Europe où d’autres contrées. Pour cela, les ramasseurs vont souvent à la recherche des grenouilles à la nuit tombée, à l’aide d’épuisettes, de lignes avec hameçons, puis elles sont alors acheminées parfois durant des heures, dans de grands sacs, et de nombreuses grenouilles ne survivent pas à cela,  souvent écrasées !!

 

Le plus innommable reste dans la façon de prélever les cuisses de cet animal….Comment peut-on encore regarder des cuisses de grenouilles et vouloir les manger, sans penser à cela ???

 

Elles sont tout bonnement sectionnées en deux aux niveaux des hanches à l’aide d’un couteau…Laissant là notre pauvre grenouille agoniser et se trainer dans d’atroces souffrances, souvent durant de longues minutes (les amphibiens mettent très longtemps à mourir dans ces conditions)

Aucun procédé d’étourdissement expérimenté n’a pu donner satisfaction à ce jour

 

Refusez de manger des cuisses de grenouilles pour  les fêtes !!! Il n’y a pas plus grande cruauté que celle imposée à ces si charmants animaux….Tous les records sont atteints au paroxysme de la souffrance et de la cruauté….

 

Nous n’ont avons pas besoin et les fêtes n’ont seront que plus belles !!!

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:04

 

Un ami vétérinaire….
 
 Je lis un peu et paf, je tombe sur un article qui peut t'intéresser. J’ai hésité à le faire car, il y a du bon et du mauvais. Le bon est qu'enfin le mouton est reconnu comme un animal intelligent et efface l'image d'Epinal de la bêtise. Finalement, c'est ce que tu remarques au quotidien. Le mauvais, et même très mauvais c'est qu'en devenant "modèle " pour les maladies humaine, il devient animal de labo avec tout ce que cela signifie. La seule consolation que l'on puisse avoir c'est qu'il s'agit de maladies du comportement donc il faut que les animaux soient les mieux soignés possible et vivent dans un environnement leur permettant d'extérioriser leurs capacités cognitives, donc un "bon environnement". Il est sûr que les souffrances empêchent d'apprendre "finement".
 
Voila donc, j'espère que cela ne te choquera pas trop, (certainement un peu car on imagine des trucs qui ne sont peut-être pas  réels) mais surtout il faut retenir que le mouton est enfin intelligent!

 

Le mouton, modèle pour les maladies mentales humaines

 

Selon un article paru sur une revue vétérinaire, on a pensé à utiliser un mouton comme modèle animal pour les cas de maladies neurodégénératives, ce qui peut paraître surprenant !!

Des chercheurs  de l’université de Cambridge ont voulu remplacer les primates, dont l’utilisation commence à poser des difficultés pratiques et éthiques, par le mouton, malgré la mauvaise réputation de son intelligence.

Les chercheurs ont fait passer des tests de la fonction cognitive aux moutons afin de les évaluer, surtout parce que le déclin de la fonction cognitive est la cible thérapeutique essentielle dans le traitement de la maladie de Huntington chez l’homme. Les principaux tests se sont portés sur les fonctions exécutives, ce qui veut dire les processus qui permettent à l’animal de s’adapter aux situations nouvelles et aux changements.

Ce qui a ainsi pu mettre en évidence les aptitudes des moutons à réussir ces tests,  dont les épreuves attentionnelles, les tests d’apprentissage discriminatif (exercices simples pour lesquels un stimulus positif est récompensé et un négatif est associé à une punition) ainsi que ceux de la flexibilité cognitive (capacité des passer d’une tâche à une autre en fonction de la situation) 

. Les performances des ovins reflètent celles des hommes et des primates

Les moutons ont su apprendre à différencier et identifier différents paniers ayant de l’aliment dans des situations totalement différentes. Ils ont démontré leur possibilité à changer leur but ou comportement, et ont su garder en mémoire durant de nombreuses semaines les choix corrects. Les moutons montrent des performances qui reflètent celles des primates et des hommes.

Ce qui n’avait jamais été mis en évidence chez d’autres grands animaux, ils ont pu réussir des épreuves cognitives exécutives, ce qui fait parti d’une part importante du répertoire comportemental des primates.

Tous ces résultats laissent à penser la possibilité d’utiliser le mouton pour tester la cognition, chez les animaux normaux, mais également comme modèle dans les maladies mentales humaines lors de troubles de l’attention (Huntington, schizophrénie)

De plus le mouton représente aussi de l’intérêt dans les domaines de la mémoire et de  l’apprentissage, spécialement la mémoire spatiale.

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:04

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 14:48

Oies et canards gras en feront parti et nous ne savons que trop le destin et la souffrance qu’ils sont entrain de vivre pour être prêt pour nos joyeuses fêtes…

 

Ce qui m’étonne c’est que personne ne mentionne le triste destin que vivra également ce que l’on nomme « le chapon » (le coq, et nouveauté la pintade !!)

 

Il parait que c’est un régal au palais, mais qu’est ce qu’un chapon ???

 

Le chapon est simplement un coq castré ; mais si nous nous penchons sur son élevage, nous apprenons que pour qu’il puisse devenir chapon, une opération particulière l’attend….

 

Deux incisions à vif bien entendu, sont pratiqués dans le bas ventre arrière de notre animal, ces incisions de quatre à cinq centimètres tout de même, permettent d’y glisser un ou deux doigt afin de repérer les testicules internes, d’y glisser une pince à castrer et d’arracher celles-ci…

Les plaies de l’animal sont ensuite suturés, mais des pertes sont probables suite à ce traitement de choc, peut-on s’en étonner ??

 

Malheureusement cette opération ne s’arrête pas là, pour que notre chapon soit digne de ce nom, on lui coupe au ciseau la crête et les barbillons, faut-il préciser à vif ??? Inutile je pense !!

 

Ensuite, il finira les deux derniers mois de sa vie, en général, à partir de début novembre pour être prêt pour  la fin de l’année dans ce que l’on nomme des épinettes (les mêmes petites cages que pour les canards ou oies destinés au gavage) où il sera dans le noir complet afin que sa chair soit d’une blancheur incomparable, en pouvant à peine se mouvoir afin qu’il se fasse du gras….

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Voici le destin tragique de notre animal !! Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi personne n’en parle et ne le défend au même titre que l’oie ou le canard !! Il faut réagir….

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:22

Ce site est dédié aux animaux de ferme en général, et je pense qu’il serait fort intéressant que je décrive la souffrance que subit chaque espèce dans le monde de l’élevage, car il y a des sujets dont on ne parle jamais, certainement faute de connaissances ….Il est mis en évidence une part d’un ensemble bien plus vaste que l’on ne se l’imagine !!

Je vais commencer par les bovins, mais surtout par la vache laitière qui subit la plus grande souffrance  en milieu bovin.

Les pubs « la vache qui est heureuse de donner son lait….Il faut oublier !! Comme vous le savez certainement la vache  fille de…Sa mère a été inséminé par un excellent  taureau qui garanti qu’elle fournira du lait en conséquence, normalement, mais il n’y a pas de science absolue !

Il est prévu dans chaque élevage de garder chaque année un certain nombre d’animaux pour le renouvellement. 10%  25% voir plus, tout dépendra du mode d’élevage et du style de rotation (durée prévue d’âge maximum d’une vache dans l’élevage) Qu’elle soit gentille, bonne laitière on n’en a rien à faire, seul compte la rentabilité…Sachant qu’un animal jeune sera plus côté pour la boucherie !!

Le reste des veaux que l’on ne gardera pas, sera souvent croisé avec des pères de race à viande, ce qui permettra de vendre plus cher les veaux pour la boucherie

Dans le temps avec les fermes de nos anciens, il arrivait souvent qu’une vache passe plus de douze ans dans la ferme. Elles avaient des noms chacune, et lorsqu’on aimait bien « marguerite » on l’a gardait !!! Aujourd’hui huit ans, peut être si elle a de la chance…

La vache laitière est toujours bien nourrie mais cela ne veut pas dire aimé !! Pour avoir un maximum de lait, il faut fournir en quantité de l’aliment de qualité !! Mais elle donne tant de lait qu’elle parait toujours  maigre car une grande partie de sa nourriture se transforme en  lait qu’elle donne.

De moins en moins de vaches laitières ont droit aux verts pâturages, puisqu’elles sont alimentées à longueur d’année,  il  devient superflu de perdre du temps à les rentrer et sortir chaque jour !!

Pour donner du lait, il faut qu’elle fasse un veau par an, on n’a pas encore trouvé de solution pour éviter cela. Une année de vie !! Un veau…. Si elle ne prend pas par insémination, c’est le couteau !!

Jusque là vous me direz, ce n’est tout de même pas l’horreur…

La souffrance commence le jour ou comme chaque année elle fait son veau, que l’on extrait à la va vite, avec une espèce de machine nommée « vêleuse » (cette machine se pose sur le cul de la vache de façon horizontale et fait environ 1,80 de long, muni d’une espèce de cric que l’on  attache aux pattes du veau pour le sortir) souvent traumatisant pour le petit veau qui peut en garder des séquelles par la suite, ainsi que pour la mère car tout va trop vite !!….De plus, si le père de son veau est d’une race à viande, celui-ci peut être trop gros.

Il arrive d’ailleurs que le vétérinaire soit obligé de découper le veau dans la mère, la césarienne n’étant pas possible car le veau est déjà trop sorti, il faut alors l’extraire,  morceau par morceau. Cela n’étant pas le but bien entendu, car le coût du  vétérinaire plus la perte du veau et les infections que cela peut entraîner sur la mère ne sont pas « rentables », mais cela arrive dans tous les élevages ovins, caprins, bovins.

Le petit veau vient de naître, il commence à ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure, il est tout mouillé et lance son premier meuglement  demandant à sa mère sa tendresse et son amour….Il attend que sa mère le lèche et s’en occupe comme le ferait n’importe quelle mère attentionnée.

La souffrance commence à ce moment précis !!! La vache si elle n’en est pas à son premier veau ne se fait plus d’illusion…Elle veut atteindre son petit, le lécher et s’en occuper, mais cela lui est interdit !! Surtout aucun contact, car alors elle pourrait par la suite retenir son lait pour essayer de le garder pour son petit, et non pas le donner à la trayeuse….Elle meugle mais en vain !!

On  passe une corde au cou du petit veau, qui n’a pas encore fait son premier pas et on le traîne à même le sol (c’est lourd un veau !!) afin de l’éloigner de sa mère au plus vite !! On l’essuiera avec un peu de paille ou un chiffon plus tard…

Les veaux à viande eux ont cette chance de rester aux bons soins de leurs mères, mais souvent lorsque l’hiver est froid car la période des naissances se fait durant l’hiver en élevage, les poils de leur corps encore mouillé se mettent  à geler sur eux…Ils passent d’une température de 38° à parfois -10° en quelques minutes, drôle d’entrée dans la vie !!

Le veau d’une vache laitière sera un animal chanceux si on le met dans un box, autrement, on l’attachera contre un mur au bout d’une corde d’un mètre maximum.  Son premier repas sera le « colostrum » de sa mère car il est indispensable pour le veau, mais il sera son premier repas au seau et désormais il ne connaitra que cette chose  pour se nourrir, le temps que le maquignon lors de ses tournées passe le prendre avec d’autres congénères venant de divers  élevages, pour lui-même les revendre à un marché aux bestiaux quelconque… Aucune douceur !! Aucune tendresse !! Que la rudesse de sa condition de veau à lait.

Il sera transporté, encore et encore,   et s’il est toujours  en vie,  finira dans un de ces élevages à veaux où durant sa très courte vie il sera préparé  pour son ultime fin, l’abattoir.  Sa viande devra rester bien blanche car c’est ainsi que les gens aiment le veau…Ce qui veut dire, qu’il n’aura droit qu’à boire du lait en poudre pour tout repas….Aucun morceau de foin, de paille ou d’herbe !!

Si vous vous demandez pourquoi seul le lait en poudre lui sera permit, sauf le veau d’appellation « bio » qui sera nourrit au lait naturel, seule différence au reste…La réponse est toute simple !! Le veau est un ruminant et dès qu’il le peut, quelques jours après sa naissance il commence à goûter aux brins de foin, de paille ou d’herbe, ce qui doucement l’amène à développer ses autres estomacs car pour l’instant, un unique estomac  est développé « la caillette ». Dans la nature, il se préparerait au sevrage afin de combler les manques de sa nature de ruminant (un ruminant possède plusieurs estomacs à l’âge adulte)

Au lieu de cela, se nourrissant que de lait ce qui est totalement contre nature…Il devient un animal anémié et malade, dont les muscles n’ont pas pu se développer car il ne lui est pas permis de s’ébattre, de courir ou de jouer ; ses mouvements sont  minimums,  il pourrait être moins tendre au palais des « clients » Qui n’a entendu parler de ces petits veaux qui vivaient dans des espèces de cages, ne pouvant pas bouger et tout juste se coucher, sans litière de peur qu’il puisse en manger un brin… ??? C’est le destin de notre veau !!

Le plus triste dans cette misère pitoyable où nous menons ces animaux sans espoir aucun, c’est que ces petits « bébés animaux » de quelques mois n’ont toujours rien compris de l’homme !!! Comment donc un bébé humain de quelques mois pourrait il comprendre ???

Dés qu’un homme s’approche d’eux ils cherchent l’affection et la tendresse de celui-ci, ils essaient vainement de téter la main qui se présente à eux… Loin de s’imaginer de l’horreur qu’on leur prépare dans un abattoir sordide, ou ils finiront égorgés. Sans doute que le jour où ils reverront leur première lumière du jour sera le jour de leur embarquement pour ce lieu, mais je pense qu’ils doivent s’imaginer partir pour la liberté des prés verdoyants….

Le chocolat, le fromage, le yaourt, etc.…  La vache rit et semble heureuse !! Quelle utopie…Ce sont des larmes et de la souffrance qui devraient figurer sur chacune de ses marques. Pensez à la vache laitière en voyant ces jolies barquettes de viande blanche, bien emballées, estampillées par le mot « veau »

Le destin est identique  dans toutes les formes d’élevages laitiers, ovins ou caprins…Pour les chevreaux et les agneaux, le destin se finit souvent en Italie où l’on adore manger l’agneau ou le chevreau de lait…

Je viens de me rendre compte d’un oubli important concernant les fromages, yaourts, etc.…Pour fabriquer ces produits, il faut de la présure, la présure est une enzyme digestive appartenant aux animaux. Elle leur permet de digérer le lait consommé en le faisant cailler dans l’estomac. Il s’agit donc de bébés ruminants non sevrés (veaux, agneaux, chevreaux)

N’oublions  pas que  dans les yaourts on met de la gélatine….La aussi les bovins entre autre,  sont utiles !!

Mais qu’est ce que la gélatine ??  La gélatine est un produit obtenu par l'ébullition des collagènes contenus dans les os, la graisse et les différents déchets de l'industrie de l'abattage (peau, tissus conjonctifs)... (Bovins, porcs, poissons, volailles). A savoir

Des questions ?? N’hésitez pas !!

 

 

 

 

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:10

Je voudrais éclairer certaines personnes qui pourraient être intéressées par le mouton,  suite à des questions que l’on m’a posé dernièrement…

 

Lorsqu’on parle du mouton, c’est un terme ,  qui concerne aussi l’ensemble ovin…De la même façon que l’on parle de chevaux, sans préciser, jument, hongre ou entier.

 

Un mouton n’est donc pas un bélier castré….Je ne pense pas qu’il y ait un mot pour «  bélier castré », sachant qu’en France on ne castre pas les mâles….On fait parfois vasectomiser un bélier,  pour le lâcher au milieu des brebis un peu avant la monte, histoire qu’elles tombent toutes en chaleur à peu près en même temps…Puis on met les béliers !!

La castration se fait en Angleterre de façon presque systématique, et certainement  dans d’autres pays.

 

Il y a les brebis (femelles) les béliers (mâles)

 

Les agnelles (femelles  de six mois maximum)  les agneaux (mâles  de six mois maximum)

 

Les antenaises (femelles de plus de six mois jusqu’à deux ans n’ayant jamais agnelé) et les antenais (mâles de plus de six mois jusqu’à deux ans)

 

Un mouton naît avec une longue queue…

 

La castration ou la caudectomie (écourtage ou ablation de la queue) sont très douloureux pour les agneaux, et devraient être interdit de la même façon que pour les porcelets….Pour cela on utilise un gros élastique que l’on place à l’aide d’une pince sur la queue ou les testicules de l’agneau quelques jours après sa naissance si possible,  à  vif !! On perçoit la douleur de l’animal car il se roule au sol, ses yeux implorent !! Difficile de l’ignorer… Privé de sang, la queue ou les testicules se nécrosent et tombent environ trois semaines après. Un  sérum antitétanique est préconisé, mais il ne faut pas oublier que cela concerne l’ablation des dernières vertèbres , et que cela peut entrainer par la suite des problèmes de paralysies du train arrière,  ou,  si la queue est coupée de façon très courte. (animaux inscrit pour  la reproduction , obligatoire !!) L’anus peut perdre certaines de ses fonctions…

 

Il y a une deuxième  option pour effectuer  la caudectomie….Un simple couteau qui sert à trancher la queue ou une hache surtout lorsque l’animal est plus âgé, voir adulte…. Inutile de préciser que cela se passe sans anesthésie…

La raison de la caudectomie ?? Je l’ignore à proprement parler,  car au domaine nous avons des animaux avec queues  et d’autres sans queues ; je n’y vois aucune différence, je penserais que les animaux avec queues sont mieux protégés des mouches en été !! Je crois que c’est une tradition qui se fait sans autre raison que de mettre en valeur les gigots,  pour une meilleure vente.

 

Le mouton est un ruminant, il ne possède pas d’incisives supérieures, et plusieurs estomacs !!

Les ruminants  ne peuvent subir d’anesthésie générale, peut être de  façon exceptionnelle avec un suivi et un matériel hautement performant que l’on ne trouve pas dans toutes les cliniques vétérinaires, mais reste très dangereux pour la vie de l’animal malgré tout…

 Une particularité spéciale au mouton est que s'il se couche mal, se gratte au niveau du dos ou autre, et que  couché ses pattes sont légèrement surélevées par rapport à son corps, il est condamné...
On dit qu'il est sur le dos, même si ce n'est pas toujours flagrant...le mouton ne peut alors plus se relever, et son système digestif ne pourra plus fonctionner  et sera bloqué(impossible donc de ruminer) il va commencer à gonfler à cause des gaz et en fonction de ce qu'il aura mangé, de la température extérieure,  et du stress que cela engendrera, il finira pas mourir,  si personne n'est là pour le relever ;  en dix mn ou en quelques heures,  de façon atroce car il mourra d'étouffement.

Il en est de même lorsque nous avons besoin de le faire opérer pour une raison quelconque...

 

En règle générale ; lorsqu’il faut intervenir et opérer un mouton ou un ruminant quelconque,  cela se passe sous anesthésie locale !! (Pose de broche,  sutures, Etc...) Ce qui peut rendre l’opération assez délicate, surtout pour les bovins !!Il va sans préciser que ce genre d’opération ne se fait pour ainsi dire jamais dans le monde agricole…

 

La saison de rut dépend de la race du mouton, pour exemple l'époque du rut du mouton charollais commence fin aout pour cesser à peu prés en janvier, mais certaine races  du style F1  ou INRA 401 sont des races artificielles, conçues pour une meilleure prolificité, sont en rut toute l'année ou presque…

 

La castration n'a aucun rapport avec la présence de cornes ou non sur un mouton....

Il y a environ cinquante races allaitantes (élevé pour la viande) et un dizaine de races laitières (élevé pour le lait) et quelques races lainières en France.

Selon leur race, ils ont des cornes ou non...

Le charollais, l'Ile-de-France, le Texel....n'ont pas de cornes du tout.  D’autres races comme le Mérinos, le Bizet….ou seuls les mâles sont cornés.  Enfin des  races comme la Barégeoise, la Lourdaise….qui ont  des cornes que ce soit mâles ou femelles.

 

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 10:41

Nous adressons suite au décès de Mme Paulette Dubost toutes nos condoléances à la famille Dubost/Deplanque

 

 

Le cœur de cette grande dame était bien connu de tous, elle avait adressé un très beau commentaire concernant notre association que nous tenons à rappeler en son honneur…

 

 

C'est comme un conte de fée celui-ci réel et merveilleux que je raconterai à ma petite fille Kelly et qui appréciera, respectant déjà les animaux (les parents l'ayant éduquée ainsi)
Mes chiens et les autres animaux sont très intéressants et s’intéressant à mes faits et gestes pour avoir déniché du pain bien enveloppé caché dans un carton bien fermé (pas tout à fait) car ils ont ouvert le carton que j'avais mis sous la véranda et ils ont dégusté et même carrément fini ce pain biologique, délicieux de la boutique "les produits de la Vie".
Félicitation à ce respect de la vie de vos si splendides moutons.

Commentaire n°8 posté par DEPLANQUE le 08/08/2010 à 14h50

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:53

Samedi 4 juin 2011

 

Je voudrais essayer de mettre des infos sur le domaine de façon régulière….je vais donc commencer par vous parler de cette tonte qui s’est terminée hier.

 

Tout d’abord, pourquoi est ce nécessaire… ? Cela nécessite donc quelques explications …On m’a parfois dit que tondre les moutons est un acte de cruauté, que laine = exploitation animale = torture.

.  Le mouton ayant été sélectionné pour sa laine depuis fort longtemps, n’est plus aujourd’hui que le résultat d’une sélection artificielle produit par l’homme ; ce qui le fragilise énormément.

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                                 tondeuse et equipement de tonte

 

Au printemps sa laine est devenue épaisse et pleine de débris de paille, de foin, de grains et parfois même de divers insectes. Le mouton aux premières chaleurs ne cherche plus qu’à se débarrasser de cette toison inconfortable, et chaque endroit où il lui est possible de s’en défaire devient un grattoir (clôtures, arbres, etc...) Il arrive qu’il se retrouve prisonnier des ronciers ou branches pris dans la laine, et sans intervention condamné à mourir de soif ou de faim. La chaleur, rend la toison intolérable ; les moutons halètent et respirent vite et ne cherchant qu’à se cacher à l’ombre ou dans un endroit frais délaissant la nourriture. Il se lève plus difficilement ce qui rend son coucher délicat car s’il se positionne mal, il peut se retrouver sur le dos et mourir rapidement si personne ne le voit à temps pour l’aider à se relever…De plus les myiases qui sont des mouches peuvent pondre dans la laine, ce qui aboutit à une nuée d’asticots qui dévoreront parfois en quelques jours l’animal vivant…

 

Pour faire tondre un nombre aussi important d’animaux (700) tout doit être organisé des jours à l’avance et c’est pour moi une période de stress intense car je sais par expérience qu’il y a toujours le petit grain de sable qui vient tout perturber...

 

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           en attente d'être tondus et tonte                                                             

 

La météo doit être clémente mais surtout sans pluie car les moutons ne peuvent être tondus que s’ils sont parfaitement secs et si possible après qu’ils aient transpiré afin qu’ils fassent du suint ce qui facilite encore le passage de la tondeuse et limite donc les risques de coupure.

 

Ils doivent être rentrés la veille du jour de tonte afin d’avoir la panse vide pour des raisons de confort pour eux durant le moment où ils seront maintenus en position assise.

 

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     brebis qui vient d'être tondue et conditionnement de la laine

 

Il faut donc les rentrer dans les bâtiments en respectant les différents lots et prévoir pour les tondeurs  environ 350 animaux par jour (ils sont deux, plus un attrapeur qui attrape et conditionne la laine en sacs) en les serrant afin qu’il y ait le moins de mouvement de fuite et donc de stress…C'est-à-dire tout réorganiser l’intérieur des bâtiments par des claies mobiles ainsi qu’un circuit qui permettra  de les emmener sur l’aire de tonte à proprement parler…

 

Il faut également  s’organiser avec la coopérative qui achètera la laine afin de récupérer des sacs  pour l’entreposer, ainsi qu’une date de passage pour qu’ils puissent venir la chercher dans un camion dans les délais les plus brefs. La seule laine que nous ne pas pouvons vendre est la laine de couleur noire

 

Les tondeurs arrivent à 7h et repartent vers 20h. Ils font une pause casse croute vers 9h30 et déjeunent vers 12h 30, il faut également préparer cela. Le soir après leur départ,  il nous faut rentrer  les moutons à tondre pour le lendemain.

 

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tondus et libre ...

 

Durant la tonte il y a souvent des accidents allant de petites coupures à plus grave…Cela se comprends du fait du nombre impressionnant  d’animaux qu’un tondeur tond par jour, en moyenne 150 moutons…Un animal qui bouge ;  quelques secondes d’inattention et c’est l’incident !!

 

On pourrait se poser la question, pourquoi tondre si rapidement ... ? La réponse est simple. Le mouton est un animal sensible qui stresse  énormément et peut facilement mourir d’une  crise cardiaque si la tension dure trop longtemps. Ainsi plus cela sera rapide moins de temps durera le stress et donc le risque de le voir mourir dans les bras du tondeur.

 

Cette année j’ai à déplorer une brebis morte suite au stress, une grosse coupure qui a demandé  5 points de suture, et une clavicule cassée  qui demandera certainement une opération chirurgicale avec cerclage et pose de broches car un plâtre n’est pas envisageable à ce niveau.

 

Si certaines questions concernant la tonte vous viennent à l’esprit, n’hésitez pas à m’en faire part et j’y répondrais

 

miasmes ou mouches-MiNi

                                                                                     Mouton atteint de MYASES

 

 

Article du domaine des douages de Mauer Dominique

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:14

Voici environ treize ans que je vis au milieu des moutons… tout a commencé par une reconversion dans le monde agricole. J’adorais les animaux et l’idée d’être à la campagne parmi eux me plaisait énormément.
Il a fallu ensuite décider de l’élevage que je voulais réaliser ; d’un grand attachement envers toutes les créatures vivantes, je me sentais plutôt attirée par le mouton ; les ovins inscrits ainsi ne partiraient pas à la boucherie mais feraient de la reproduction. De plus, comme de nombreuses personnes, j’étais certaine que je n’aurais pas trop de mal à me séparer de ces animaux au moment de la vente, car tout le monde sait bien qu’un mouton c’est grégaire, assez stupide, inintéressant donc pas très attachant…

 

Aujourd’hui, ma vision a changé ! Je peux affirmer que le mouton est aussi intelligent qu’un chien, peut-être même plus. En outre, c’est un animal d’une incroyable sensibilité !

 

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Savez-vous que le mouton vit de façon très hiérarchisée, possède un répertoire de codes et de lois régentant sa vie en groupe ?


Au moment de l’agnelage, si elles en ont la possibilité, toutes les brebis laissent à la future mère, un espace vide autour d’elle : ceci est très visible en bergerie, même les agneaux respectent ce lieu, pour qu’ainsi la mère puisse faire son petit en toute quiétude. Tout de suite après la naissance, la brebis pousse un bêlement très particulier, que tout éleveur connaît bien, afin de se faire reconnaître de son agneau, au milieu du troupeau ; peu à peu, certaines mères viennent voir le petit dernier à tour de rôle.

 

Par contre, il ne faudrait pas s’imaginer que l’agnelage soit aussi simple que cela ; il y a des brebis maternelles, d’autres non, ou qui ont leur premier agneau et ne savent comment s’y prendre ! Il y a les jalouses, les envieuses, celles qui abandonnent leur progéniture, etc.… Un peu comme dans notre monde d’humains !

 

Je citerai le cas de la brebis qui ne veut pas de son petit, mais veut absolument voler celui de sa copine parce qu’il lui plaît mieux. Un autre exemple est celui de la mère qui en préfère un parmi les deux ou trois agneaux qui sont les siens et rejette les autres. C’est parfois pour l’éleveur un jeu de nerfs assez particulier, que de mettre tout le monde d’accord !! Sans parler de celle dont l’agneau est mort malheureusement…

 


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Dans la façon qu’ont les mères d’élever leurs agneaux, c’est à peu près identique et c’est d’ailleurs parfois assez rigolo à observer… Il y a les brebis « mamans poules » qui étouffent littéralement leurs petits d’attentions ! Les brebis décontractes ! Les brebis qui se font mener par le bout du nez (excusez l’expression, mais c’est bien de cela qu‘il s‘agit) par leurs agneaux !… Enfin ! Après environ trois semaines d’âge, se met en place un système de crèche ; et oui ! Je ne plaisante pas… Surtout lorsqu’il y a de grandes parcelles de prés !!

 

Quelques brebis veillent chacune sur une dizaine d’agneaux, pendant que leurs mères respectives vont brouter l’herbe verte plus loin… J’ai remarqué qu’une espèce de roulement se faisait à tour de rôle, permettant aux mamans de se reposer un peu !

 

Je vais continuer en vous racontant quelques expériences que j’ai vécues avec les moutons. Un jour est né chez nous un agneau aveugle. Sa mère ne comprenait pas son comportement étrange et l’a rejeté… Il a donc été nourri au biberon ; au printemps, alors que tous ses congénères profitaient de l’herbe, lui, au pré, n’osait pas marcher et passait ses journées sur place, effrayé de ce monde qu’il ne voyait pas. Hors un beau jour, une jeune brebis s’est prise d’amitié pour lui et est devenue « ses yeux », en se faisant reconnaître et en se plaçant devant lui ; il n’avait plus qu’à la suivre ; le manège a duré pratiquement deux ans ! Cela est déjà extraordinaire en soi, mais le plus étonnant reste ce fameux jour, où j’ai aperçu deux chiens en ballade dans les prés voisins ; je me méfie toujours des chiens car il est bien connu que chiens et moutons ne font pas toujours bon ménage, s’ils n’ont pas été élevés ensemble…

 

Je surveillais de loin ces chiens qui se rapprochaient dangereusement… Tout de suite, tout le troupeau s’affole et court se mettre à l’abri en bergerie.
Évidemment notre jeune brebis suit le mouvement, puis se rendant compte que son ami ne la suivait pas, fait demi-tour et repart vers le fond du pré, malgré la peur que cela lui procurait. Elle se place devant le jeune bélier aveugle, qui tournait en rond affolé et le ramène gentiment… A chaque fois que je raconte cette histoire tellement belle, j’en ai les yeux humides !! Comment peut-on nommer cela : compassion ? Amitié ? Sentiment ?…

 

Une autre expérience que je fais souvent, bien malgré moi, je dois l’avouer. De temps à autre, une brebis vient se placer derrière la clôture près de l’endroit où je me trouve et attend afin de quémander un fruit ou du grain… L’endroit se trouve en retrait, donc non visible des autres moutons et parfois, il m’arrive de lui donner quelque chose… Ce n’est absolument pas régulier et cela n’arrive pas très souvent. Pourtant, le lendemain, j’y retrouve ma brebis accompagnée d’une ou de deux compagnes… Si je redonne du grain par exemple, il est certain que le surlendemain, elles arriveront à cinq ou six ; et cela continuera tant que je donnerai du grain… Et chaque jour, elles seront plus nombreuses… Cela fait longtemps que je me demande comment elles communiquent entre elles pour faire savoir aux autres « venez, il y a du grain ». Ont-elles un langage ? Sont-elles télépathes ? Une évidence tout de même : un message passe entre elles…

 

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Dans un troupeau, il faut savoir qu’il y a une hiérarchie qui se met forcément en place et que chaque brebis, en fonction de son « rang » a droit a certaines prérogatives, par exemple, en bergerie ; chaque brebis a une place déterminée dans le bâtiment, l’éleveur saura à quelle place il retrouvera couchée la brebis qu’il cherche éventuellement… Inutile de vous préciser que la dominante aura la meilleure place, alors que la dernière devra se contenter de ce qui reste !! La hiérarchie peut varier, si une brebis veut une place plus agréable, il suffit qu’elle pousse et affronte celle qui se trouve à l’endroit convoité. Il va sans dire que quelques éraflures sur la tête ne sont jamais méchantes…

 

De même, lors des pâtures, lorsqu’elles ont suffisamment de grands espaces, les brebis font un circuit sur les terres, pratiquement toujours le même, et nous retrouvons nos brebis, à quelques variantes près, chacune dans leur portion de territoire… Selon l’heure de la journée !!

 

Les béliers sont un petit peu différents, peut être, un peu plus complexes !! Ici, ils sont environ cent cinquante à vivre ensemble en relativement bonne entente !! De nombreuses personnes ne comprennent pas comment peuvent cohabiter tous ces béliers non castrés… Tout simplement, en laissant faire la nature ; en faisant confiance au monde animal…

 

Nous avons tous l’image du bélier agressif qui fonce tête baissée sur une personne ; là aussi, les moutons suivent des codes qu’il faut respecter… Il y aura naturellement, comme chez les brebis, une hiérarchie qui va s’instaurer mais d’une façon un peu différente… Un « chef » : le grand dominant du groupe. En fonction du nombre, plusieurs « sous-chefs » qui, tout en étant dominés, forment leurs clans de la même façon que le grand dominant. Ils prennent sous leur protection plusieurs béliers inférieurs qu’ils dirigent. Il arrive parfois, comme chez les brebis, que des confrontations aient lieu afin de s’élever socialement, mais les accidents sont très rares si ce n’est parfois quelques blessures pas très méchantes sur la tête.

 

J’ajoute que lorsque deux béliers décident de s’affronter pour une raison quelconque, il y aura toujours un voir deux béliers extérieurs au combat qui interviennent, afin de s’interposer ; cela toujours pour limiter et modérer la violence qui pourrait naître.

 

De plus, lorsqu’une manipulation est nécessaire au sein des béliers (soins, parage des pieds), il faut constamment être sur ses gardes car les béliers se protègent et se soutiennent mutuellement.

 


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Une anecdote me revient en mémoire. Un jour, mon fils, alors qu’il faisait une visite chez les béliers, se retrouve apostrophé par un voisin de l’autre côté de la clôture et cela d’une voix assez forte qui aurait pu faire penser à une dispute ; tout à coup, lors de la discussion, mon voisin lui dit « Bien dis donc ! Tu es protégé toi au moins ! » Mon fils se retourne et, derrière lui, se tenaient cinq béliers qui attendaient sur la défensive, prêts à le protéger… Lorsqu’il m’arrive de rajouter de nouveaux arrivants, il est toujours surprenant de les retrouver sous la protection de tels ou tels différents clans, très rapidement !! Cela me fait souvent penser aux gangs et aux caïds… Par contre, il y a certaines règles à respecter lorsque nous entrons dans le pré où ils se trouvent ; car c’est leur territoire que nous violons… Nous y sommes admis sans problème à condition d’aller, en premier lieu, saluer et flatter quelque peu le grand chef. Une fois ce rite réalisé, nous n’aurons aucun problème pour nous promener dans le pré. Encore une fois, tout est question de respecter la vie sociale des moutons.

 

J’ai lu un article un jour qui disait que selon des études scientifiques, un mouton pouvait reconnaître cinquante de ses congénères. Il m’est arrivé de rajouter au troupeau existant de trois cent cinquante brebis, un autre troupeau d’environ deux cent cinquante animaux. Il a fallu compter un peu plus d’un an pour que ces deux troupeaux n’en forment plus qu’un seul ; cela s’est fait en douceur, des amitiés se sont crées, les brebis ont appris à se connaître et se sont réunies.

 

Cela prouve bien que les moutons savent se reconnaître entre eux, puisque les brebis ont leurs copines avec lesquelles on les retrouve souvent ; il y a aussi celles qu’elles ne supportent pas et cela se voit, je vous l’assure ! Maintenant, de là à dire qu’elles reconnaissent cinquante brebis, c’est aller un peu loin dans le sens où certaines vont en reconnaître dix ; d’autres quarante ou soixante ; c’est comme si on nous demandait combien de personnes nous sommes capables de reconnaître : tout dépend de l’individu…

 

Dans notre domaine, beaucoup de moutons ont un nom, et je peux vous assurer que si, au milieu de trois cents brebis, j’en appelle une par son nom, cette brebis-là saura parfaitement que c’est à elle que je m’adresse et viendra. Pour finir, je dirais que parmi les moutons, il y a un panel de caractères très varié : il y a les prétentieuses, les goinfres, les souffre-douleurs, les autoritaires, les douces, les angoissées, celles qui sont toujours de mauvaise humeur, etc… Ainsi, je sais toujours comment m’y prendre, selon le caractère de chacune. Par contre, il est très difficile de montrer les moutons à une personne extérieure, car elles changent radicalement de comportement en présence d’un étranger… Il faudrait passer un certain temps sur place, le temps qu’elles s’habituent à cette personne inconnue car le mouton demeure un animal timide et inquiet.

 

Je pourrais vous raconter des heures d’anecdotes que j’ai vécues avec les moutons et ce serait trop long !… Je vous laisse seuls juges de reconnaître ou non, si cet animal, n’est juste que de « la viande sur pieds » comme le pensent certains ou s’il mérite un peu plus d’estime de notre part… Doit-on admettre que comme ces congénères, animaux de ferme ; la vie ne soit qu’un inéluctable aboutissement vers la souffrance des transports sans fin et des abattoirs sordides ? Regardons dorénavant notre côtelette ou notre gigot avec, sinon un rejet, au moins un certain respect pour ces êtres qui chaque jour nous nourrissent.

 

Ils aiment et ils profitent de la vie avec autant de joie que nous !

 

 

Article du domaine des douages de Mauer Dominique

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AIDEZ NOUS A SAUVER LE DOMAINE DES DOUAGES

 

  Domaine des Douages

 

Présentation du Domaine

 

 

Le domaine des Douages est un refuge créé en 2009, il s'étend sur 90 hectares et se situe dans la Nièvre. Ce sanctuaire donne la chance à 750 moutons , tous issus d'élevages, sauvés de l'abattoir, de vivre  paisiblement le reste de leur vie. Ces animaux ont été sauvés par Dominique, ancienne éleveuse, et son fils Jonathan. Tous deux s'occupent à pleins temps des moutons et autres pensionnaires. Aucune reproduction, ni selection, ici les bêtes sont à l'abri de toutes formes d'exploitation : un havre de paix pour béliers et brebis ainsi que tous les autres pensionnaires.

 

Le 15 mai 2014, nous avons ouvert une page de soutien pour sauver les moutons du domaine des Douages aujourd'hui en danger. un grand merci pour votre aide !

 

Si vous préfèrez verser un don par chèque, virement ou mandat rendez vous sur cette page.

 

 

Reportage diffusé le 12 janvier 2014 au journal régional France 3 Bourgogne 

 

Reportage diffusé le 23 avril 2014 au journal régional France 3 Bourgogne 


 

  Cliquer ici pour signer la pétition afin sauver le Domaine des Douages

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous contacter

   domainedesdouages@yahoo.fr

 

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Association Domaine des Douages

58240 Chantenay Saint Imbert

 

Tel : 09 63 69 53 53